Refuge du Glacier Blanc
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Le lieu
À 2 542 m d'altitude sur la commune de Pelvoux, ce refuge des Hautes-Alpes se dresse au cœur du massif des Écrins, en vis-à-vis du glacier Blanc et sous les faces nord du Pelvoux, du pic Sans Nom et des Ailefroides. Il jalonne le chemin menant au refuge des Écrins et se rejoint en environ 2h30 de marche depuis le pré de Madame Carle, terminus routier après le hameau d'Ailefroide. Sa capacité atteint 131 places en saison et 35 hors gardiennage. Un premier bâtiment, érigé en 1886 près de l'abri de fortune que les alpinistes surnommaient « hôtel Tuckett » (aujourd'hui transformé en écomusée), a cédé la place en 1948 au refuge actuel, dont la construction avait débuté en 1942. Il constitue le point de départ vers la Montagne des Agneaux, le pic de Neige Cordier, le pic du Glacier-d'Arsine, le pic du Glacier-Blanc et la pointe des Cinéastes ; le Dôme de Neige des Écrins et Roche Faurio y sont également accessibles lorsque le refuge des Écrins affiche complet.
Y arriver
Le point de départ se situe au parking du Pré de Madame Carle (1872 m) : 4,3 km et 670 m de dénivelé positif, soit environ 3h30 à la montée et 2h30 à la descente. Le sentier, escarpé, est équipé d'un câble et d'une échelle. Avant l'ouverture de la route, en hiver ou au printemps, deux itinéraires alternatifs existent, réservés à un public averti : depuis le tunnel des Claux à Pelvoux (1283 m, 8 km, +1262 m, 4h) ou depuis la barrière d'Ailefroide (1532 m, 9 km, +1000 m, 3h30).
Le décor
Face au Glacier Blanc, le refuge profite d'un cadre minéral et glaciaire remarquable, dominé par les faces nord du Pelvoux, du Pic Sans Nom et des Ailefroides.
Un peu d'histoire
Dès 1862, un premier abri est mentionné : le Britannique Francis Fox Tuckett, tentant l'ascension de la Barre des Écrins avec les guides Michel Croz et Peter Perren, trouve refuge sous un bloc rocheux dans les séracs du glacier Blanc — endroit surnommé depuis « Hôtel Tuckett ». Un refuge en pierre et bois y est bâti en 1886. Le bâtiment actuel, situé plus haut, voit son chantier débuter en mai 1942 ; les matériaux sont montés à dos d'homme depuis le refuge Cézanne au Pré de Madame Carle, les travaux subissent les retards liés à la guerre, et l'inauguration officielle a lieu le 29 août 1948. Le refuge de 1886 a depuis été converti en écomusée retraçant cette histoire.
Le mot du gardien
Nicolas Chaud assure le gardiennage du refuge.
