Refuge Adèle Planchard
Le lieu
Perché à 3169 m face aux glaciers de la Grande Ruine et des Agneaux, ce refuge est le deuxième plus haut du massif des Écrins. Financé par un legs d'Adèle Planchard, il constitue une étape majeure pour gravir la Grande Ruine, le Râteau et les arêtes de Roche Faurio. Il dispose d'environ 48 couchages, d'une terrasse et propose de la restauration sur place. Depuis Pied du Col, il faut environ 5 heures de montée pour 1500 m de dénivelé. Le gardiennage a lieu au printemps (mars-mai) et en été (juin-septembre) ; le reste de l'année, le refuge d'hiver reste ouvert. La demi-pension démarre à 58 €, réglable uniquement par chèque ou en espèces.
Y arriver
Depuis le Pont d'Arsine (Villar-d'Arêne), le sentier balisé remonte la Romanche en rive droite, traverse le plan de l'Alpe jusqu'à ses sources, puis rejoint la moraine du glacier en direction de la Grande Ruine. Il faut compter environ 5h, parfois jusqu'à 6h selon les sources, pour 1500 m de dénivelé positif. Le Parc national des Écrins qualifie l'itinéraire de « peu technique et superbe, accessible à tout randonneur… ou presque ! ». Une variante existe depuis le col du Lautaret par le « sentier des crevasses », sur les flancs du Combeynot.
Le décor
À 3169 m d'altitude, le refuge Adèle Planchard est le plus haut refuge gardé du massif des Écrins accessible par sentier. Situé au pied de la Grande Ruine, il offre une vue sur la Barre des Écrins et l'enchaînement de sommets jusqu'au Pic de Neige Cordier et la Roche Méane (3765 m). L'environnement, glaciaire et de haute montagne, est réputé pour ses levers de soleil « inoubliables » et ses vues sur une possible « mer de nuages ».
Un peu d'histoire
En février 1925, l'alpiniste Adèle Planchard légua par testament une somme à la Société des touristes du Dauphiné (STD) pour financer des travaux en haute montagne. La STD fit ériger le refuge au lieu-dit Campement Gravelotte, au pied de la Grande Ruine ; les matériaux furent acheminés à dos de mulet et à dos d'homme, avec le concours de soldats du régiment de Briançon, la construction étant confiée à l'entreprise grenobloise Bouchet-Viallet. L'hiver 1926 détruisit une partie des travaux réalisés l'été précédent, mais le refuge fut néanmoins inauguré le 15 août 1927. Ce bâtiment historique subsiste aujourd'hui, complété par un second refuge construit juste à côté en 1981. Dans les années 1960, le Grenoble Université Club y organisait ses entraînements de ski d'été, avant de se tourner vers le glacier de Sarenne.
