Refuge du Mont-Thabor
Le lieu
Ce refuge du FFCAM, à 2490 m, se trouve sur la commune de Modane (Savoie, massif Cerces-Thabor-Mont-Cenis), dans un secteur traversé par les GR 5, GR 57 et la GTA ; une aire de bivouac se situe près des lacs Sainte-Marguerite. La capacité atteint 46 places en saison gardée et 24 en refuge d'hiver. Ludovic Saintenoy et Charline Persia en sont les gardiens. Pour 2026 : saison de printemps du 2 février au 11 avril, saison d'été du 13 juin au 19 septembre. L'équipement inclut duvets, douches, eau courante, cuisine équipée, chauffage, Wi-Fi, restauration, salle hors-sac, accès PMR ; les animaux sont acceptés. Le refuge porte le label « Refuges en famille ». Une autonomie totale est exigée des bivouaqueurs. Contact : 06 77 49 92 07.
Y arriver
Été comme hiver, l'accès principal part de Valfréjus : parking du Lavoir (1915 m), route forestière carrossable puis GR5 jusqu'au col de la Vallée Étroite. Comptez environ 2h de marche pour +600 m de dénivelé, facile (en hiver : environ 3h30 en raquettes ou ski de randonnée pour +900 m via la Replanette, ou 1h30 pour +450 m en utilisant les remontées de Punta Bagna). D'autres accès existent : depuis Valmeinier par le GR57 et le col des Marches (environ 8h, +1500 m, avec une étape possible au refuge des Marches) ; depuis la Vallée Étroite côté italien, au départ du parking des Granges (environ 3h, +750 m en été) ; ou depuis Névache via le réseau des refuges Clarée-Thabor.
Le décor
Blotti dans une combe de haute montagne, ce refuge borde les lacs Sainte-Marguerite, avec vue sur le sommet du Mont-Thabor (3178 m). Le bivouac est toléré aux abords immédiats des lacs Sainte-Marguerite, juste derrière le refuge, à condition d'être en totale autonomie.
Un peu d'histoire
Le Club Alpin Français a fait construire ce refuge en 1979, inauguré le 22 juin 1980. Sa mise en place a été retardée le temps d'obtenir l'aval de l'armée, le secteur étant situé en zone de protection du champ de tir des Rochilles ; le site jugé idéal, le col de la Vallée Étroite, a dû être abandonné car le règlement de financement imposait une altitude minimale de 2500 m — d'où l'implantation finale à 2501 m. Une rénovation d'ampleur, d'un coût de 850 000 euros, s'est déroulée en 2007-2008.

