Refuge des Merveilles
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Le lieu
Implanté dans le massif du Mercantour-Argentera, dans les Alpes-Maritimes, ce refuge donne accès au site de la vallée des Merveilles et permet l'ascension du mont Bégo. Sa gestion revient au CAF de Nice. La réservation se fait uniquement en ligne ; en dehors de l'été, le gardiennage nécessite une prise de contact préalable par mail.
Y arriver
Plusieurs sentiers balisés desservent le refuge. Au départ de la vallée de la Roya : Tende → Lac des Mesches (11,65 km, +874 m/-290 m, 6 h, via le sentier de Vallaire et Speggi), puis Lac des Mesches → refuge (7,27 km, +771 m/-50 m, 4 h) ; ou bien Granile → Lac des Mesches (7 km, +580 m/-200 m, 4 h). Depuis la Gordolasque : Pont du Countet → Pas de l'Arpette (6 km, +824 m/-400 m, 4 à 5 h, itinéraire balisé classique) ; ou Pont des Sagnes → Pas du Trem (7,4 km, +937 m/-400 m, 4h30 à 5 h). Depuis l'Authion ou le Col de Turini : parking de Tuéis → Pas du Diable (11,52 km, +977 m/-744 m, 5 à 6 h, sur le tracé du GR 52). Pour les liaisons entre refuges : depuis Fontanalbe via Baisse de Fontanalbe (10 km, +873 m/-776 m, 5 h) ou via Baisse de Vallaurette (6,4 km, +480 m/-385 m, 4 h) ; depuis le refuge de Nice (9,1 km, +608 m/-713 m, 5 h, étape du GR 52) ; depuis Valmasque (8,12 km, +431 m/-531 m, 4 à 5 h, étape principale du tour du Bego).
Le décor
À 2130 m d'altitude, au bord du Lac Long Supérieur, dans le massif du Mercantour-Argentera (vallée de la Roya, Tende), le refuge sert de point d'accès de choix au site du Mont Bégo, ainsi qu'aux vallées des Merveilles et de Fontanalbe, connues pour leurs dizaines de milliers de gravures rupestres préhistoriques visibles au-dessus de 2000 m, dans le Parc national du Mercantour. De juin à septembre, des visites guidées des gravures partent du refuge. La pêche est autorisée dans plusieurs lacs alpins alentour du 6 juillet au 15 septembre.
Un peu d'histoire
C'est en 1913 que le refuge des Merveilles fut érigé au bord du lac Long Supérieur, destiné à loger les ouvriers du chantier du barrage du lac. Durant la Seconde Guerre mondiale, des troupes italiennes stationnées dans le secteur l'ont utilisé comme caserne. Cédé au Club Alpin Français en 1949, il a ensuite connu deux phases d'agrandissement, en 1970 puis en 2000. Son nom lui vient du site archéologique voisin, la vallée des Merveilles, qui rassemble l'un des plus vastes ensembles de gravures rupestres préhistoriques d'Europe (environ 4000 à 2000 av. J.-C.) — un lien qui reste géographique et onomastique, sans rapport direct avec le refuge lui-même.
Le mot du gardien
Aude Pasquier et Yann Bonneville, gardiens du refuge des Merveilles, concluent par : « Au plaisir de vous voir là-haut. » Aude retrace son parcours : « Une partie de ma famille est originaire du Champsaur, j'ai donc passé beaucoup de temps en montagne étant petite », avant d'évoquer sa reconversion : « Mon projet professionnel a été remis en question de manière assez soudaine. Un été, j'ai passé un mois au refuge de la Cougourde comme aide gardienne. J'ai eu un véritable déclic ! J'ai adoré le métier. »
Ce qu'on y trouve
Bon à savoir
- Réservation en ligne uniquement. - Gardiennage sur réservation préalable par mail, hors période d'été.

