Casemate d'entrée du Fort de l'Olive
Le lieu
À 1950 m, dans le Briançonnais (Hautes-Alpes), une cabane non gardée occupe l'ancienne casemate d'entrée du Fort de l'Olive. Le fort proprement dit fut érigé entre 1881 et 1883 sur le versant nord de la Roche de l'Olive, dans le cadre du système Séré de Rivières destiné à renforcer la place forte de Briançon. Entre 1928 et 1935, deux casemates pour canons de 75 mm furent creusées sous roche. La casemate d'entrée, rénovée en 2015, sert désormais d'abri pour les randonneurs : fenêtres, porte, poêle, table et bancs en bon état s'y trouvent. Ce patrimoine militaire s'est ainsi transformé en refuge alpin.
Y arriver
Elle se trouve au bord du chemin, juste après le mur que l'on franchit en venant de Plampinet, dans la vallée de la Clarée. Le fort lui-même, à 2239 m d'altitude, domine la vallée de la Clarée 800 m plus bas ; il est également accessible depuis le col de Granon.
Le décor
Dans le massif des Cerces (Hautes-Alpes), la casemate d'entrée constitue un espace réaménagé au sein de l'ancienne fortification militaire, avec fenêtres, porte, table et bancs. Un poêle est présent mais non raccordé à la cheminée, donc inutilisable ; ni matelas ni couvertures ne sont fournis.
Un peu d'histoire
Situé au sud de la commune de Névache (Hautes-Alpes), le Fort de l'Olive est un ouvrage militaire bâti en 1881-1882 comme poste avancé de la place forte de Briançon, chargé de surveiller les cols de l'Échelle, d'Acles et de Thures face à une éventuelle invasion italienne. Modernisé dans les années 1930 au titre de la ligne Maginot, il fut équipé de deux casemates creusées dans le rocher et subit les tirs d'artillerie du fort italien du Chaberton lors de l'invasion de juin 1940. Après la guerre, il servit de terrain de manœuvre avant que l'État ne le cède pour un euro symbolique à la commune de Névache en 2011. La casemate d'entrée fut rénovée en 2015 (fenêtres, porte, table, bancs) et fait aujourd'hui office de cabane-abri non gardée pour les randonneurs.

