Refuge de la Brèche de Roland-Les Sarradets
© FFCAM
Le lieu
Ce refuge de la FFCAM se dresse à 2587 m face à la Brèche de Roland, sur la commune de Gavarnie (Hautes-Pyrénées). Cette porte naturelle ouvre sur un paysage minéral jalonné de nombreux sommets de plus de 3000 m, et donne accès au Parc national d'Ordesa côté espagnol. Il propose 38 places en saison gardée et 14 en refuge d'hiver. La saison 2026 s'étend du 6 juin au 10 octobre, sous la garde de Vivien Horcholle. L'équipement est complet : duvets, douches, eau courante, restauration, Wi-Fi, salle hors-sac, accès PMR et animaux acceptés. Le site sert de base classique pour la randonnée, l'escalade, la cascade de glace, l'alpinisme, le ski de randonnée et la spéléologie. Contact : 06 83 38 13 24.
Y arriver
Au départ de Gavarnie village, par l'échelle des Sarradets : 4h30, +1210 m, 6,8 km (à éviter en hiver, au printemps ou par temps humide). Au départ de Gavarnie village, par la cabane du Soldat (itinéraire recommandé par le gardien) : 5h, +1200 m. Depuis le Col des Tentes : 1h30 à 2h, +400 m, 5 km, jusqu'au Port de Boucharo, puis sentier sous la face nord du Taillon menant au col des Sarradets (passage raide, équipé de câble et d'échelle). En hiver, la montée à ski depuis le parking de la station (1856 m) prend 4 à 5h.
Le décor
Ce refuge, perché à 2587 m, domine le cirque de Gavarnie et fait face à la Brèche de Roland, une porte naturelle creusée dans une muraille de 100 m de haut, à la frontière franco-espagnole, donnant accès au Parc National d'Ordesa (Espagne). Bâti à partir de 1955, il est inauguré le 21 octobre 1956 par Maurice Herzog, alors présenté comme le plus moderne des Pyrénées. Le site comportait déjà des aménagements plus anciens : des grottes creusées en 1883 à l'initiative du comte Henri Russell, et une grotte naturelle aménagée en 1906 par l'abbé Gaurier au Pic Bazillac.
Un peu d'histoire
Robert Ollivier lance le projet du refuge en 1942 ; en 1951, le Comité Pyrénéen de la Fédération Française de la Montagne en réclame officiellement la création, et le Club Alpin Français des Hautes-Pyrénées se voit confier l'étude. L'architecte J. Martin dresse les plans. Les travaux débutent le 1er août 1955, avec de la pierre extraite sur site et un toit en béton armé recouvert de feuilles de cuivre ; le chantier s'achève avant l'hiver 1956-1957, et le refuge est inauguré le 21 octobre 1956 par Maurice Herzog, alors président du Club Alpin Français — il est alors considéré comme « le plus moderne des Pyrénées ». Sa capacité augmente en 1970, puis le bâtiment fait l'objet d'une rénovation complète récente, avec une réouverture pour la saison 2025 portant la capacité de 57 à 70 places.
Le mot du gardien
Gardien : Vivien Horcholle. Toulousain d'origine, il découvre l'escalade en faculté de sport. Depuis 2007, il cumule l'expérience de plusieurs refuges pyrénéens et alpins, complétée par un Diplôme Universitaire de gardien de refuge. Ce qui le motive : « la débrouillardise, la polyvalence, chaque jour réservant son lot de défis techniques », ainsi que la transmission de la culture montagne.
