Refuge de Tuquerouye
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Le lieu
Doyen des refuges pyrénéens et le plus haut d'entre eux, cet édifice se dresse à la brèche de Tuquerouye (2 660 m, parfois donné à 2 668 m selon les sources), en vis-à-vis du Mont Perdu, en zone centrale du Parc national des Pyrénées et sur la frontière espagnole, au sud de la vallée d'Estaubé. Le pyrénéiste bordelais Léonce Lourde-Rocheblave l'a conçu selon un principe ogival : une construction massive en pierres locales formant une voûte en berceau brisé, percée de peu d'ouvertures. Inauguré le 5 août 1890, il a été agrandi en 1927 par l'architecte Touzin, rénové en 1999, puis a vu sa toiture refaite en 2005. Non gardé, il est administré par le CAF de Lourdes et offre 12 places permanentes, avec couvertures, matelas et poêle polycombustible. Côté français, on y accède via Gavarnie par les Espuguettes et la Hourquette d'Alans, ou via Gèdre et Héas en passant par le barrage des Gloriettes et le cirque d'Estaubé ; il faut ensuite remonter le couloir de Tuquerouye, soit 300 m de neige ou d'éboulis à forte inclinaison nécessitant crampons et bonne technique. Il jalonne la Haute Route Pyrénéenne et sert de camp de base pour la face nord du Mont Perdu et le Cylindre du Marboré.
Y arriver
Deux itinéraires principaux existent. Le premier part de Gavarnie Village (1400 m) par l'échelle des Sarradets : 3h30 de marche pour 1290 m de dénivelé positif. Le second débute au Barrage des Gloriettes (Gèdre, 1688 m), avec 1000 m de dénivelé positif : il faut remonter la vallée d'Estaubé vers le sud, prendre de la hauteur vers l'ouest-sud-ouest en direction de la Hourquette d'Alans, puis à 2200 m suivre le sentier au sud-est jusqu'au col situé à droite de la Borne de Tuquerouye (2431 m), avant de remonter le couloir débouchant sur le refuge — la pente atteignant 40° dans sa partie haute, cet itinéraire est engagé et raide sur sa fin.
Le décor
Perché sur la Brèche de Tuquerouye, ce refuge est à la fois le plus élevé des Pyrénées (2666 m) et le plus ancien, construit en 1890. Il offre une vue sur le lac glacé et l'imposante face nord du Mont Perdu, dans un « univers minéral de haute montagne ». Il jalonne la Haute Route des Pyrénées (HRP) et sert de camp de base pour les ascensions de la face nord du Mont Perdu et du Cylindre du Marboré.
Un peu d'histoire
L'alpiniste bordelais Léonce Lourde-Rocheblave est à l'origine de la conception du refuge, bâti en pierres locales selon une voûte en berceau brisé, avec peu d'ouvertures pour l'isolation. Les matériaux ont été acheminés à dos de mulet jusqu'au pied du couloir, puis hissés par des guides de Gavarnie ; l'inauguration a eu lieu le 5 août 1890. Quelques jours après, le 11 août, le guide François Bernat-Salles a porté depuis Gavarnie une statue de la Vierge pesant 75 kg pour l'installer au-dessus du refuge. L'architecte Robert Touzin l'a agrandi en 1927, une rénovation a suivi en 1999, puis la toiture a été refaite en 2005. Il est considéré comme le doyen des refuges pyrénéens et le plus élevé des Pyrénées.
Ce qu'on y trouve
Bon à savoir
Pas mal de bois, disposé sous les couchettes. Pas d'eau courante : descendre au lac glacé (15min) Pas d'autre ouverture que la porte d'entrée, la cheminée et une minuscule fenêtre avec volet côté Nord Le téléphone et le mail sont ceux du club gestionnaire (Club Alpin Français LOURDES CAUTERETS)