Refuge du Plan de l'Aiguille
Le lieu
À 2 207 m d'altitude, juste au-dessus de Chamonix-Mont-Blanc, ce refuge se rejoint en 15 minutes de marche depuis la gare du téléphérique du Plan de l'Aiguille. Vue panoramique sur la vallée et les sommets alentour, dans un cadre qui mêle confort moderne et caractère traditionnel de refuge de montagne.
Y arriver
Cinq itinéraires permettent de rejoindre le refuge. Le plus rapide, depuis la gare intermédiaire du Téléphérique de l'Aiguille du Midi, ne demande que 20 min et reste très facile. Depuis la gare du Montenvers-Mer de Glace, en passant par « Signal Forbes » puis le « Balcon Nord - Sentier des Aiguilles », comptez 2h45 sur un sentier panoramique face au Mont-Blanc. Depuis le parking du Grépon, via « Pré du Rocher », 3h30 suffisent pour la montée la plus courte à travers la forêt. Depuis le parking des Planards, en traversant les alpages de Blaitière, il faut 3h55. Enfin, depuis le parking du Grépon via « Grand Bois » et la Cascade du Dard, comptez 4h05.
Le décor
Les gestionnaires décrivent des couchers de soleil « inoubliables » sur le massif du Mont-Blanc, visible depuis le refuge.
Un peu d'histoire
Henri Khun obtient en 1869 l'autorisation d'édifier un premier pavillon d'accueil au Plan de l'Aiguille. Les frères Couttet (Benoît, Ambroise et Joseph) sollicitent à leur tour, en 1894, l'autorisation de construire un pavillon, achevé en 1898 ; ils réalisent également un pavillon intermédiaire, dit « des Trois » (aujourd'hui disparu), et tracent en 1903 les 5 km de sentier reliant le Plan de l'Aiguille à Montenvers. Avant la Première Guerre mondiale, le refuge devient un haut lieu de l'alpinisme grâce aux voies découvertes dans les aiguilles voisines, mais la fréquentation touristique décline avec l'ouverture du téléphérique des Glaciers en 1924. À partir de 1940, d'anciens guides — Aristide Farini, Jean Schuler — prennent la gestion du refuge, suivis par la famille Claret Tournier puis, à compter de 1988, par Anne et Jean-Christophe Devouassoux, qui engagent d'importants travaux de rénovation. Une modernisation majeure entre 1999 et 2006 porte la capacité à 23 lits ; Claude Quénot et Marie-Noëlle Thévenet en reprennent la gestion en 2008.
Le mot du gardien
Eddy Veillet et Céline Mila reprennent le refuge à l'été 2026, succédant à Claude. Eddy a passé 15 étés aux côtés de ce dernier ; Céline a quant à elle co-géré pendant 4 ans le refuge des Prés au Contamines. Leur objectif : « poursuivre l'histoire de ce lieu emblématique, en préservant son esprit montagnard, son accueil chaleureux et la qualité de ses prestations ».

