Refuge

Refuge d 'Argentière

2 recommandations· après séjour vérifiéAuvergne-Rhône-Alpes · France0 mGardéFiche vérifiée

Le lieu

Perché à 2769 mètres au-dessus du glacier d'Argentière, sur le versant nord du massif du Mont-Blanc, ce refuge gardé du FFCAM propose quatre-vingt-quatorze couchages en saison et seize places en local d'hiver hors gardiennage. Le gardiennage court de début mars à début mai en hiver, et de mi-juin à mi-septembre en été. Sa position offre une vue privilégiée sur les faces nord de l'Aiguille Verte, du Mont Dolent et de l'Aiguille d'Argentière ; il sert de point d'appui pour ces sommets ainsi que pour les skieurs et alpinistes engagés sur la haute route Chamonix-Zermatt. Le gardien se nomme Fred Laurenzio.

Places gardées
91
Hors garde
16
Ouverture
début mars à début mai puis mi-juin à mi-septembre

Y arriver

Le départ se situe au parking des Grands Montets (Chamonix), accessible en voiture ou par téléphérique/remontées mécaniques des Grands Montets (fermetures saisonnières possibles). La montée prend environ 1h en hiver sur neige, 1h30 hors enneigement, pour un dénivelé de +200 à +220 m selon la saison et de -730 à -750 m depuis le point haut des remontées. Hors enneigement, le parcours traverse un terrain glaciaire nécessitant crampons et corde ; en hiver, l'itinéraire est décrit comme très exposé.

Le décor

À 2769 m, dans le massif du Mont-Blanc, ce refuge d'altitude est « posé entre neige, roc et glace, dans un site haute montagne ». Il fait face aux faces nord impressionnantes de plusieurs sommets majeurs : Aiguille d'Argentière, Tour Noir, Mont Dolent, Aiguille Verte, Les Courtes, Les Droites. Il constitue un passage obligé avant l'ascension de sommets emblématiques du massif (Aiguille d'Argentière, Mont Dolent) ou pour la traversée Chamonix-Zermatt.

Un peu d'histoire

À 2771 m, au pied du glacier d'Argentière dans le massif du Mont-Blanc, le refuge actuel a été construit en 1974 par le Club Alpin Français (section Paris-Chamonix), à l'exact emplacement d'un premier refuge datant de 1933. Ce bâtiment initial, préfabriqué dans un village de l'Oise, avait été assemblé sur place par les frères Caillot de Saint-Sauveur, spécialistes reconnus de la construction de refuges en haute montagne — on leur doit aussi le refuge Albert-Ier ainsi que l'agrandissement des refuges Vallot et Leschaux.