Refuge de Bayssellance
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Le lieu
À 2651 m sous le glacier d'Ossoue, dans le massif du Vignemale (commune de Gavarnie, Parc national des Pyrénées, zone classée UNESCO), ce refuge est le plus haut des Pyrénées à être gardé. Bâti en 1899 et rénové en 2003, il se distingue par sa toiture de cuivre et sa voûte intérieure caractéristiques. Le gardien Pierre Lafont y accueille les visiteurs. La capacité atteint 58 places en période de gardiennage (30 mai - 10 octobre 2026) et 19 places en refuge d'hiver. L'équipement comprend duvets, draps, douches, chauffage, Wi-Fi, restauration et salle hors-sac. Le site constitue une étape majeure du GR 10, accessible par la route d'Ossoue (fermée l'hiver) ou par des sentiers pédestres praticables toute l'année. Les réservations en ligne ouvrent dès fin janvier.
Y arriver
L'accès principal part du barrage d'Ossoue (1834 m) : 5 km, +829 m de dénivelé, environ 3h15 de marche en été (4h en hiver), en empruntant le GR10 puis en passant par les Grottes de Bellevue (2440 m). La route menant au barrage d'Ossoue est fermée à la circulation en hiver, jusqu'au 31/05/2026. En hiver, mieux vaut privilégier l'itinéraire alternatif au départ de Pont d'Espagne (1545 m) : 9 km, entre 1215 et 1240 m de dénivelé, environ 5h (6h en hiver) — ce trajet est recommandé car le risque avalancheux est élevé du côté d'Ossoue.
Le décor
Implanté à 2651 m dans le Parc national des Pyrénées, au pied du Vignemale dont il constitue le point de départ classique pour l'ascension, le refuge donne vue sur le cirque de Gavarnie et le glacier d'Ossoue.
Un peu d'histoire
C'est à l'initiative d'Adrien Bayssellance, maire de Bordeaux et président de la section bordelaise du Club Alpin Français, que ce refuge fut bâti en 1899. Il s'agit du deuxième refuge construit par le CAF dans les Pyrénées, et du plus élevé du massif parmi ceux gardés (2651 m), au pied du Vignemale. D'abord appelé refuge du Vignemale, il obtient un gardiennage dès 1900. Une extension en 1938-1939 (ajout d'une voûte) en triple la capacité ; une rénovation complète en 2003 en préserve néanmoins l'architecture d'origine, toit de cuivre sur voûte compris. Le refuge a célébré son 120e anniversaire en 2019.
