Auberge et Chalets du Charmant Som
Le lieu
Auberge et restaurant d'altitude au Charmant Som à 1686 m sur la commune de Saint-Pierre-de-Chartreuse (Isère, massif de la Chartreuse). Ouverte de juin à septembre, sous nouvelle direction depuis juin 2022. Spécialités traditionnelles de la maison : fondues, tartes aux myrtilles. La partie abri non gardé qui accueillait les randonneurs l'hiver n'est plus disponible depuis 2016.
Y arriver
Le sommet est accessible en voiture ou à vélo par la route départementale D57d au départ du col de Porte, sur 5,6 km. À pied, un sentier sans difficulté technique longe la crête méridionale au-dessus des alpages jusqu'à l'antécime sud, à 200 m du sommet principal — un itinéraire classique qui attire entre 10 000 et 20 000 randonneurs par an. En hiver, la route fermée à la circulation permet la pratique du ski de randonnée.
Le décor
Le Charmant Som est un mont arrondi (pas une arête acérée), formé par l'anticlinal médian du massif de la Chartreuse, aux crêtes et sommet composés de calcaire urgonien. Le site compte environ 200 hectares d'alpages entretenus par le pastoralisme, avec chamois, plusieurs espèces de chauves-souris et présence attestée du lynx boréal. Le secteur est aussi apprécié pour l'escalade, le parapente et la spéléologie.
Un peu d'histoire
Le site appartenait à l'origine à l'abbaye de Bonnevaux, avant de passer sous l'autorité de la Grande Chartreuse après sa fondation en 1084. Un oratoire dédié à saint Pierre y fut édifié vers 1535 pour marquer la limite sud du désert monastique. Après la Première Guerre mondiale, le domaine fut racheté par les Eaux et Forêts. Entre 1932 et 1937, des bergers locaux construisirent la route actuelle en remplacement de l'ancien sentier muletier, et le Touring Club de France fit aménager une partie des anciens bâtiments en chalet-hôtel, inauguré en septembre 1937. Un télésiège trois places fut installé en 1978 puis démonté au milieu des années 2000, faute d'entretien. En 1993, l'exploitation de l'alpage fut reprise par des éleveurs savoyards.
Le mot du gardien
Pas de gardien de refuge traditionnel, mais l'auberge est exploitée saisonnièrement (juin à fin septembre) par des éleveurs bovins qui y produisent des fromages (sérac, tomme baujue, faisselle) à partir du lait d'un troupeau de race tarine — environ 70 % de la production est vendue ou consommée sur place. En dehors de cette période, un accueil hors-sac reste possible dans la grange.
